Une leçon de pragmatisme

316 lectures
1 Étoile2 Étoiles3 Étoiles4 Étoiles5 Étoiles (Il n'y a pas encore de vote)
Chargement ... Chargement ...
Mardi 28 novembre 2006 - 11:52

Hier à Santiago du Chili un traité de libre commerce a été signé entre le Chili et la Colombie.
Il aura fallu seulement deux mois et deux rondes de négociations pour se mettre d’accord. Un exemple pour la région.
Álvaro Uribe, le Président colombien, a défini d’une manière qui me plaît l’accord qui vient d’être passé :
« Il est préférable de porter son attention sur les résultats plus que sur les débats idéologiques. Des générations perdent leur temps et les pays perdent des générations dans des débats d’idées byzantins. Le chili est un exemple de pragmatisme. »
Outre ces accords les deux pays terminent de mettre au point des accords fiscaux afin qu’il n’y ait pas de double imposition ainsi qu’un alignement de leur système de sécurité sociale.
Une des sources.

Autres billets pouvant vous intéresser :

3 commentaires pour “Une leçon de pragmatisme”

  1. Tonio a dit:

    La phrase d’Uribe ne m’étonne pas trop, et même si en parlant d’accord économique il peut avoir raison, son problème est qu’il applique cette philosophie du non-débat pour tout. Même pendant sa campagne il a refusé de débattre.
    Quand on voit ses résultats actuels on peut se poser des question…

  2. Patrick a dit:

    La Colombie a traversé 52 guerres civiles, fruit du conflit entre libéraux et conservateurs. En 1948, l’assassinat du chef de file populiste Jorge Eliecer Gaitan entraîne une violente insurrection populaire, et la période de guerre civile larvée qui s’ensuit fera près de 200.000 morts en dix ans durant lesquels les leaders libéraux sont l’objet d’une chasse à mort. En 1958, après quelques années de dictature du général Rojas Pinilla, les deux partis traditionnels s’allient, jusqu’en 1974, en un Front national qui prévoit l’alternance aux fonctions présidentielles d’un libéral et d’un conservateur. Les différences entre les deux partis - le libéral laïque et social opposé au conservateur, plus traditionaliste et attaché à l’ordre - s’estompent peu à peu durant cette période de Front national. Et depuis lors, les deux partis ont « surmonté leurs divisions » pour gérer le pays dans une situation de monopole du pouvoir, qui a contribué à maintenir et fortifier la corruption, le népotisme et le clientélisme politique.
    Depuis maintenant une quarantaine d’années, la classe politique au pouvoir affronte les mouvements de guérilla.
    Dans ces circonstances le discours d’Uribe, il ne peut que marcher.

  3. Tonio a dit:

    Je dirais que dans l’ensemble je suis d’accord (enfin c’est de l’histoire.. dur de ne pas être d’accord) sauf sur le résultat du “front national” qui a eu l’effet inverse de celui décrit, certes les deux partis ont estompé leurs divisions, mais il ont surtout créer une sorte de dictature dans le sens où il était impossible de sortir de cette norme imposé par ces deux partis. Ceci a favoriser le renforcement des guérillas (comme le M19 par exemple).

    Dans ces circonstances le discours d’Uribe marche, certes … sauf que le comportement politique colombien est qualifié de pendulaire. C’est à dire que pendant 8/10 ans ils vont soutenir la guerre et pendant 8/10 ans un processus de paix. Uribe a été si bien élu surtout à cause de l’échec de la négociation entre les FARC et Pastrana.

Laisser Un Commentaire