Nous avons déjà parlé ici de l’affaire Chaban et de ces 194 morts lors de l’incendie d’une discothèque à Buenos Aires. Responsabilités partagées du propriétaire de la disco, Omar Chaban, de l’Orchestre de Rock, des participants qui sont à l’origine de l’incendie avec des feux de bengale, des autorités administratives de la Ville et en fin des autorités politiques de cette dernière.
La seule personne incarcérée, Omar Chaban, a été mise sous contrôle judiciaire la semaine passée, et est allé loger chez sa mère. Il a fallu un bataillon de gendarmerie pour le protéger de la foule. Entre les protestations à longueur de journée, les jets de pierres et d’oeufs, les micros, les manifs, les insultes, Chaban a accepté de se rendre dans une maisonnette, sur une île du Tigre, afin de ne pas faire subir à sa mère et ses voisins la vindicte populaire.
Il n’y est pas depuis 24 heures, que devant la pression populaire, les propriétaires de la maisonnette veulent rompre le contrat de location et l’expulser.
Lorsqu’il a été question de remettre Omar en liberté, tous les politiques, on est en pleine campagne électorale, ont crié au scandale. Le Président le premier. On désigne ainsi les coupables, à coup de vociférations populaires, dans l’Argentine du 21ème siècle.
La presse, dans son ensemble, a appuyé et renforcé cette hystérie collective. Ce n’est pas à son honneur, mais elle n’est pas à cela près.
Une manière comme une autre de ne pas parler de la corruption, grand problème de cette société, qui continue à se repaître des richesses et des misères du pays.








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