Yann Arthus-Bertrand, un brevet bidon d’écologiste criant son « chant d’amour à la terre »
794 lecturesPeut-être qu’il a gêné quelques personnes, je n’en suis pas sur, vous savez ce qu’on peu raconter à la télé française sur Yacyreta, par ici, comme disait Chirac ça leur en touche une sans faire bouger l’autre.
C’est vrai que, d’autre part Yacyreta, est un monument à la corruption. Cela fait 15 ans qu’on le sait.
Sans doute une mauvaise coordination des paiements, rien de plus, et tout le monde maintenant en profite. C’est la loi du genre.
Et puis c’est vrai on cherche à remonter le niveau des eaux, on a besoin d’électricité dans la région, et cela ne se fera pas sans déménagement de quelques villages.
Mais moi, les faux prophètes, les faux hommes politiques honnêtes et les faux écolos, j’arrive encore à les apercevoir.
Je vous laisse à cet article, navré, j’en ai pris l’intégralité, mais il y a lien sur le site. Je ne partage peut-être pas tout, mais c’est intéressant :
YANN ARTHUS-BERTRAND
Un jour Yann Arthus-Bertrand eut une illumination : et si je montais à bord d’un hélico pour shooter la terre vue du ciel ? Oh le joli champ de tournesols, la petite île en forme de cœur, l’iceberg qu’on dirait un glaçon qui flotte dans un verre de Javel, les déserts d’Afrique irisés comme une bonbonnière. Et pas un seul terrien pour polluer le paysage ! L’idée de Bertrand était d’autant plus géniale que c’était la seule qu’il ait jamais eue de sa vie. Un peu comme Jean-Alphonse Michu avec l’épluche-patates, Patrick Hernandez avec « Born to be alive » ou Bernard Henri-Lévy avec sa chemise blanche ouverte sur deux boutons, l’inventeur de La terre vue du ciel n’a pas eu à se creuser les méninges une seconde fois. La première était la bonne : trois millions d’albums en vingt-quatre langues déversés au pied du sapin de Noël et sur la table de nuit de la belle-mère, entre le Goncourt et le dentier, assortis d’un brevet d’écologiste criant son « chant d’amour à la terre ». Un chant qui se décline en dérivés innombrables, dont ce champion du recyclage veille à extraire tout le jus commercial sans en perdre une goutte : Côtes atlantiques vues du ciel (1994), La Bourgogne vue du ciel (1996), Paris vu du ciel (1999), Les Yvelines vues du ciel (2002), Mon cul sur la commode vu du ciel… « C’est quelque chose de fort, l’amour », expliquait-il récemment chez Laurent Ruquier (France 2, 06/10/07).
Avant de plastifier le globe en cartes postales, Yann Arthus-Bertrand militait déjà en faveur de la biodiversité. Dix années durant, il a couvert le rallye du Paris-Dakar pour Paris-Match, afin que le monde légué à ses petits-enfants conserve la mémoire des pionniers du développement durable qui fertilisaient le Sahel en éventrant les dunes, en vidangeant leurs 4×4 et en transformant des gamins en compost organique. Photographe officiel de Ferrari, de Disneyland, du tournoi (équitable) de Roland-Garros et du Salon (propre) de l’agriculture, « YAB » a aussi offert ses services au groupe Total, protecteur des plages bretonnes et des décroissants birmans. Dans une des plaquettes illustrées par ses soins, intitulée Créateurs d’énergie, l’exigence de la performance (2004), on peut lire que Total « place en tête de ses priorités le respect des hommes et de l’environnement ». Une priorité affirmée aussi par Nicolas Sarkozy et Jean-Louis Borloo, auxquels l’artiste parrainé par l’Unesco a servi de guide dans leurs trekkings respectifs en Guyane et au Groenland. Non pour faire de la politique, précise-t-il, mais pour « témoigner de la beauté du monde ». Bien sûr, les bonnes causes ont un prix : trois mille heures de vol en 2006 pour mitrailler une centaine de pays à bonne distance. Ça en fait, des tonnes de CO2 balancées dans les gencives de l’atmosphère. Mais le héraut de Grenelle a tout prévu. Il y a un an, faisant la promo d’une émission spéciale que lui dédiait France 2 (évidemment baptisée « Vu du ciel »), Bertrand a pavoisé : « C’est la première émission au monde qui est compensée carbone [sic]. C’est-à-dire qu’on a calculé tout ce carbone dépensé par les billets d’avion [re-sic] et par les hélicoptères pour ne pas réchauffer la planète et on a fourni des fours au Cambodge pour essayer de réduire l’impact des déforestations » (JT, France 2, 31/10/06). Des fours au Cambodge pour compenser les montagnes de kérosène, de chlore, de bois et d’emballages qui abreuvent sa marchandise ? Comme dit un vieux proverbe provençal : Fais du bien à Bertrand, il te le rend en caguant.

25 février 2008 at 21:06
Qu’est-ce que tu ne partage pas? Le fait que BHL ait eu une seule idée dans sa vie?
25 février 2008 at 23:33
et encore si Bernard a eu une bonne idée c’est que peut-être il en aurait une un jour …
26 février 2008 at 6:22
[...] surpris. Ça s’appelle l’opportunisme, et c’est une spécialité du pays. Alors écolo ou pas écolo, Yann Arthus Bertrand ? De toute évidence, pas si prudent que [...]
26 février 2008 at 7:06
Bof, il vont finir par lui dire “casse-toi, pauvre con”, c’est à la mode en ce moment !
26 février 2008 at 12:07
C’est peut-être intéressant, mais c’est facile et c’est très con, ce genre d’article. Moi aussi, j’ai flingué des oiseaux et j’ai abusé de la pêche en Méditerranée avant de comprendre la fragilité de notre planète. On a tous le droit d’évoluer, et heureusement, surtout si c’est dans ce sens.
Il serait bien se voir qui a réellement besoin d’électricité. Dans la région des Esteros de Iberra, au sud du barrage, j’ai croisé des villageois qui ne voulaient surtout pas entendre parler d’électricité et souhaitaient vivre à leur manière, à celle de leurs ancêtres. Même en admettant qu’ils soient minoritaires, est-ce qu’on n’en est pas arrivés à un point où il faut inventer d’autres solutions pour subvenir à nos besoins, voire diminuer ceux-ci? Les Guaranis ont été dépossédés de leurs terres, voilà qu’on les menace encore avec l’engloutissement de leurs derniers villages. On les verra se masser, ivres morts, dans les bidonvilles autour de Corrientes…
L’augmentation du niveau de l’eau risque par ailleurs de bouleverser les écosystèmes. Il en va aujourd’hui de la survie du Loup à crinière, en danger critique d’extinction en Argentine et au Paraguay. Les acteurs du tourisme craignent aussi cet appauvrissement biologique : Esteros de Iberra vit largement des safaris naturalistes.
Ah, et puis, la corruption n’est pas une fatalité. L’Amérique du Sud doit combattre ce fléau si elle veut rassurer ses visiteurs et les investisseurs.
26 février 2008 at 12:56
Mon ami Richard, ce qui est surtout très con c’est de tout confondre, le barrage a été un monument à la corruption, mais il aurait quand même existé sans cela. Il est un monument à la corruption parce que trois pays y étaient impliqués et qu’il a fallu jouer avec la table de multiplication.
Je ne connais pas de barrage qui n’a pas fait disparaître des vallées entières. Il doit prochainement être rehaussé, car l’Argentine et le Brésil sont à cours d’énergie, une énergie qui est créatrice d’emplois et de bien-être.
Alors les réflexions de monsieur Arthus-Bertrand disséminées dans la presse : regardez ces pauvres diables qui s’accrochent à leur arbre et qui ne veulent pas changer de mode de vie, c’est du pipeau !
Tout cela à cause de la corruption : C’est encore du pipeau !
Ces personnes sont manipulées par des groupes de pression qui n’ont comme seul objectif que de faire grimper le prix des indemnités d’expulsion. Et ces pauvres gens, je suis bien d’accord avec vous n’en verront jamais la couleur.
La corruption encore une fois, ONG bidon, écolo bidon !
Il y a quelques mètres à évacuer c’est tout.
Monsieur Arthus-Bertrand ferait bien de redescendre de son hélicoptère de temps en temps, d’embaucher un sociologue et de supprimer un de ses assistants, il comprendrait pourquoi, ces mêmes personnes qu’il a filmées et qu’il veut défendre, qui subissent depuis des mois la pression des autorités policières sans broncher se sont jointes à la plainte contre lui et demande des honoraires pour l’assistance qu’elles lui ont prêtée.
26 février 2008 at 16:25
A sa décharge, YAB a eu au moins une autre idée, celle de photographier les éleveurs et leurs plus belles bêtes au salon de l’agriculture. Je crois comprendre qu’il en sera empêcher cette année
(photos introuvables rapidement, http://www.google.fr/search?hl=fr&client=firefox-a&rls=org.mozilla:fr:official&hs=a4P&q=arthus-bertrand salon de l’agriculture&btnG=Rechercher&meta)
26 février 2008 at 16:29
Non ils sont repartis cette après midi, sauf un qui reste en otage
1 mai 2008 at 18:59
Je trouve qu’il est un peu facile de critiquer les actions d’une personne pour le moins remarquable, car ayant travaillé avec lui je peux aisément vous affirmer que c’est une personne qui se donne à 200% dans les projets écologiques qu’il conçoit ou soutient. La critique est un aussi très facile de la part de personnes (surtout journaleux) n’ayant pas fait le quart de ses actions envers la planètes ou plus préoccupés par la par tâche sur leur beaux costume que les vrai problèmes méritant une attention. Cependant est ce que cette article est une critique ou un fond d’amertume venant d’une personne sans le moindre talent pour la photographie? ou autre chose car elle ne sait vraisemblablement pas de quoi elle parle, si c’est un journaliste, il serait bon de revoir les bases de son métier. Car et heureusement que les hommes évoluent et si cela peut être en ce sens tant mieux, mais pour certain comme le disait Brassens le temps ne fait rien à la fête quand on est con on est con.
1 mai 2008 at 19:08
Comme je l’ai dit Alexandre, je ne partage pas tout de cet article, quant à l’écologie, vue de cette manière cela me fait sourire.
Maintenant de là à traiter de cons ceux qui ne partagent pas vos idées, c’est prendre le risque de se placer dans le tas.