Yerba mate
381 lecturesLe mate, ce n’est pas franchement ma tasse de thé ni celle de ma petite chérie. Je ne saurais trop par contre le recommander aux personnes souffrant de constipation chronique. C’est un point de vue tout à fait personnel et qui n’engage que moi.
Quelle ne fut pas ma surprise ce matin en ouvrant mon placard de trouver ce paquet entamé de Yerba mate au nom tout à fait prédestiné.
C’est la mucama me dit ma femme. elle amène le sien.
Bon, drôle de manière de s’intégrer, pensais-je, elle est péruvienne ! Et puis j’ai réfléchi, cela doit lui faire penser à ce magnifique lac qui sépare le Pérou de la Bolivie et qui s’appelle le Titicaca.
En fait l’expression Pipi cucú, par ici cela veut dire fantastique, extraordinaire, je passe sur les superlatifs que cela peut évoquer.



17 novembre 2007 at 13:43
Il y a cinq ans, si j’avais refuse le premier mate que m’a offert ma future conjointe, les premiers contacts auraient ete beaucoup plus dificiles. J’avais lu distraitement sur le sujet dans un guide sur l’Argentine. J’en avais entendu parle amplement par un francais que j’avais connu au Perou. Un type, une version maroccaine de Manu Chao, qui avait travaille pour Loreal au Quebec et au Mexique, et qui avait des amis en Argentine.
Ma belle-famille et les argentins, en general, s’etonne toujours que j’en consomme quotidiennement. “No les gusta el mate a los gringos…”, commentaire qui revient souvent. Je le bois, le prepare et j’ai mon propre mate. N’empeche que des fois, partager un mate me donne l’impression de “frencher” (embrasser a pleine bouche, langue incluse) famille, amis et quartier entier.
Mais aussi des fois, ca te permet de rencontrer des gens interessants ou de te faire payer un cafe par un “mozo” sympathique. Quand je traverse a Montevideo (Uruguay), j’amene mon thermos et mon mate. Contrairement aux portenos, les montevideanos ne se genent pas pour apporter thermos et mate avec eux dans leurs activites quotidiennes. Quand ils me voient avec mon thermo, je sens les regards espiegles et amuses. “Qué está haciendo este gringo con un termos?” Certains viennent me voir et on pique une petite jasette. Ou apres un repas dans un bar, un mozo intrigue par ce gringo avec son thermos et qui parle le castellano rio platense lui offre un cafecito.
Ceci etant dit, nous connaissons plusieurs argentins a Montreal et ici a Buenos Aires qui n’aiment pas la yerba mate. Au-dela des habitudes culturelles, ca reste une question personnelle.
18 novembre 2007 at 9:38
Ils sont très scato, les argentins !