Yves Thibault de Silguy (Suez) et le “si, pero verás” argentin !
368 lecturesC’était il y a un mois. Après de dures négociations concernant Aguas Argentinas, Monsieur Yves Thibault de Silguy, vice président, et ses collaborateurs quittaient Buenos Aires avec satisfaction. 3 ans pour obtenir une augmentation de tarif de l’eau potable après la dévaluation et les propos meurtriers du Président Kirchner, lors de sa dernière visite à Paris, c’était la fin d’un combat éprouvant.
L’augmentation décidée, 40%, 20% de suite et 20% une année plus tard ne correspondait bien sûr pas à leurs aspirations, mais permettait cependant de faire face aux problèmes les plus immédiats d’Aguas Argentinas.
La négociation ayant eu lieu avec Roberto Lavagna, Ministre des Finances, de Silguy reprit son avion pour la France, rassuré.
Le contrat est arrivé en France il y a maintenant une quinzaine de jours et ne correspond pas du tout aux termes négociés à Buenos Aires, la première augmentation n’aura pas lieu avant 2006.
Je passe sur les détails qui concernent aussi la refinanciation de la dette en dollars d’Aguas Argentinas, bref rien n’est comme cela fut accordé.
Demandez à tous ceux qui ont travaillé en Amérique Latine, il vous parleront du fameux “si, pero verás”. En Français : Oui, mais…
On ne quitte pas une table de négociation avant d’avoir un contrat signé, au pire une lettre d’intention résumant les points de l’accord à venir. Dans un pays où le sport national consiste à ne pas respecter les accord écrits il faut être naïf pour croire aux accords verbaux.
En second lieu nous commettons tous un faute en traduisant Pinguïno par pingouin. Nous sommes dans l’hémisphère sud, il n’y a pas de pingouin par ici seulement des manchots, et faire signer un manchot des deux mains…
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